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  • Presse : sélection peu naturelle

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    Syndicat national des journalistes SNJ-CGT - le 19/05/14

    Scandale dans la presse française : Les grands groupes avalent tout !

     glt1.pngLe Fonds Google pour l’innovation numérique de la presse (FINP) vient de rendre public son premier bilan, pour l’année 2013.
    Curieusement, sur 23 projets (seulement) acceptés au cours de l’année passée, cinq se taillent la part du lion : Le Nouvel Observateur a reçu 1 990 000 €, le groupe Express–Roularta suit avec 1 970 000 € ; Le Monde a reçu 1 840 000 €, Le Figaro, 1820 000 € et Ouest-France 1 384 000 €.

    Ces 5 projets totalisent 55 % des 16 384 440 € distribués en 2013 par Google !
    Autrement dit, il ne reste quasiment que les miettes pour les autres titres.

    Pour le SNJ-CGT, ce fonds destiné, prétendument, à aider la presse française est un marché de dupes. D’une part, Google continuera à engranger des profits sur le dos de la presse française et notamment sur celui des journalistes, privés de leurs droits d’auteur ; d’autre part, ce sont les grands groupes qui ramassent la mise, au détriment de ceux qui n’ont pas les moyens de présenter des projets innovants.

    On remarquera que le fonds Google est aussi inégalitaire que les aides à la presse puisque les cinq groupes ci-dessus sont également ceux qui reçoivent le plus d’aides de la part de l’Etat.

    En effet, Le Figaro a reçu 16 179 637 € de l’Etat, suivi par Le Monde, 16 150 256 € , Ouest-France et ses satellites plus de 14 millions d’euros, Le Nouvel Observateur plus de 8 millions et le groupe Express–Roularta plus de 6 millions.

    Ces 5 groupes ont drainé plus 18 % des aides totales de l’Etat.

    Le SNJ-CGT dénonce ces aides sélectives (Etat et Google) qui vont vers les groupes les plus puissants de la presse française, au mépris du pluralisme.

    Le SNJ-CGT demande une révision urgente des aides à la presse et la suppression de l’aide Google qui, rappelons-le, avait vu le jour au palais de l’Elysée en présence du chef de l’Etat qui s’était félicité d’un tel geste de la part du groupe américain.

    Montreuil, le 19/05/14

  • De l'usage des "sans"

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    glt1.pngNon seulement les « sans » ne sont pas exclus, mais ils sont l’élément sur lequel reposent nos sociétés, car ils sont identifiés comme une source d’insécurité. Ils sont le ciment d’une société sans ciment. Privés d’accès aux soins, ils inquiètent les intérêts des bien portants et du système de santé ; squatters ou privés de terres à cultiver, ils inquiètent les propriétaires ; privés de papiers, ils inquiètent les nationaux ; privés des biens élémentaires, ils inquiètent ceux qui en disposent ; privés de travail, ils inquiètent ceux qui en disposent et servent d’arme de chantage pour imposer la précarité à tous les salariés. Les « sans » assument cette fonction sociale qui est d’incarner l’insécurité, cette insécurité absolument nécessaire pour maintenir notre société de discipline et d’isolement.

    > Les Sans, un texte de 2006,  signé par plusieurs auteurs, sur le site Mouvements des idées et des luttes 

  • "La dissidence, pas le silence !"

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    e« La dissidence, pas le silence », organisée avec le collectif « De l’air à France Inter » le 12 janvier 2015 à la Bourse du Travail de Paris. Au programme : Emmanuel Vire (SNJ CGT), Frédéric Lordon et Danielle Simonnet (PG).

    Le site FAKIR - http://www.fakirpresse.info/

     > « De l’air à France Inter » : http://delairafranceinter.ouvaton.org/

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    A lire en ligne sur Fakir : Charlie Hebdo,le poison de l’union. François Ruffin,

    > Frédéric Lordon : texte tiré de son intervention sur son blog La pompe à phynance.

    glt1.pngLorsque le pouvoir de transfiguration de la mort, ce rituel social qui commande l’éloge des disparus, se joint à la puissance d’une émotion commune à l’échelle de la société tout entière, il est à craindre que ce soit la clarté des idées qui passe un mauvais moment. Il faut sans doute en prendre son parti, car il y a un temps social pour chaque chose, et chaque chose a son heure sociale sous le ciel : un temps pour se recueillir, un temps pour tout dire à nouveau.

    Mais qu’on se doive d’abord à la mémoire de ceux qui sont morts n’implique pas, même au plus fort du traumatisme, que toute parole nous soit interdite. Et notamment pour tenter de mettre quelque clarification dans l’inextricable confusion intellectuelle et politique qu’un événement si extrême ne pouvait manquer, en soi, de produire, à plus forte raison sous la direction éclairée de médias qui ne louperont pas une occasion de se refaire la cerise sur le dos de la « liberté d’expression », et de politiques experts en l’art de la récupération." >>>