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On les vire par la porte, ils reviennent par la fenêtre. Déjà sous Sarkozy, en 2009, le travail du dimanche était mis au menu pour nous faire avaler tout le reste. C'était pour le bien des Français et le fameux " travailler plus pour gagner plus". Aujourd'hui, la droite applaudit le travail un peu forcé : il est vital pour les Français d'acheter des meubles le dimanche.
Loi Travail du dimanche - Motion de rejet préalable Samedi, 11 Juillet 2009 par Martine Billard
Mme Martine Billard. Madame la présidente, monsieur le ministre, messieurs les présidents de commission, messieurs les rapporteurs, nous examinons une nouvelle proposition de loi sur le travail du dimanche puisque l'examen de la précédente, en décembre dernier, avait tourné court entre l'examen en commission et l'inscription à l'ordre de jour de la séance, malgré une réécriture dictée depuis l'Élysée... Nous nous souvenons des propos du président du groupe UMP, venu en séance nous annoncer : « Nous allons profiter de la trêve des confiseurs pour continuer d'y travailler ». Aucun texte n'était finalement réapparu en janvier mais nous en sommes aujourd'hui à la quatrième version de la même proposition de loi.
Nous pouvons nous interroger sur cette obstination qui pousse le Président de la République, le rapporteur, et derrière eux la majorité UMP, à imposer un texte dont ils sont seuls à être convaincus qu'il soit utile. De toute évidence, le Président de la République n'admet pas que ses désirs ne soient pas suivis d'effets.
Nous voyons ici l'application de la sentence présidentielle proclamée dernièrement à Versailles : « La crise nous rend plus libres d'imaginer un monde plus libre. » Entendons par là que nous n'en avons pas fini avec le renard libre dans le poulailler libre.
Pour lire la totalité de l'intervention, c'est sur le site de l'Assemblée nationale.
la torture pratiquée par la CIA était "inefficace".
l'agence de renseignement a menti .
La CIA aurait sans doute gagné à dire la vérité en pratiquant une torture efficace.
IL y a 5 ans...
"Torture Academy"
Depuis un demi-siècle, les États-Unis forment des militaires sud-américains, avec un net penchant pour la dictature, au sein de la School of the Americas, une annexe du Pentagone.
En 2004, les manuels d’interrogatoire utilisés par l’école, et qui donnaient des consignes explicites pour torturer, furent rendus publics par le National Security Archive ( institut de recherche indépendant), après un procès qui s’est tenu selon la loi du Freedom of Information Act, intenté par des médias réputés comme le Baltimore Sun.
> Les putschistes au Honduras formés à la "Torture Academy", par Doug Ireland - Bakchich info
L’école de la démocratie américaine
La School of the Americas (SOA) - le centre de formation militaire le plus important d’Amérique latine - aura permis aux États-Unis d’entraîner et de former idéologiquement plus de 60 000 militaires dont quelques célébrités : les généraux putschistes argentins Viola, Videla et Galtieri, les dictateurs Pinochet au Chili, Somoza au Nicaragua, Manuel Noriega au Panama, Stroessner au Paraguay, Hugo Banzer en Bolivie...
Pour cause d'image désastreuse, la SOA a changé d’appellation et est devenue le WHISC, The Western Hemisphere Institute For Security Cooperation, mais les pratiques restent inchangées: l'apprentissage des techniques d'interrogatoire (torture etc.), de chantage et d'exécutions des opposants au bon ordre établi sont toujours au programme : " In democracy we trust !"
> "SOA, ou l’école du terrorisme à l’américaine", par George Monbiot, journaliste pour le quotidien The Guardian. ReOpenews
Le 25 mai 1887, Vers 9 heures, un incendie se déclarait à l'Opéra-Comique lors d'une représentation. La salle était comble. Bilan : 115 victimes, brûlées vives ou asphyxiées. Le directeur du théâtre, Léon Carvalho, jugé responsable, sera condamné puis acquitté en appel. Suite à cette catastrophe l’éclairage à l’électricité deviendra obligatoire dans tous les théâtres et cafés-concerts.
Après le première incendie de 1838, la salle avait été construite au même emplacement, sans tenir compte des dégagements nécessaires ni de la nécessité d'agrandir les lieux - en fonction notamment du nombre croissant d'artiste et d'employés.
La catastrophe annoncée
Dès 1882, le colonel des pompiers de Paris envoyait un rapport au préfet de police faisant état des risques encourus :
"L'exiguïté de la scène, dont la capacité est encore diminuée par les nombreux décors que la nature des spectacles et l'absence à proximité immédiate d'une resserre contraignent les directeurs d'y garder, l'impossibilité de se mouvoir rapidement dans les dessous, véritables fouillis de charpentes presque contiguës, le petit nombre et l'étroitesse des portes de dégagement font de cette scène la plus dangereuse peut-être de tout Paris "
Puis à l'initiative de Léon Carvalho, directeur de l'Opéra-Comique, le député M. Steenackers interpellait M Berthelot, ministre de l'Instruction publique et des beaux-arts, en lui détaillant les risques encourus en cas d'incendie.
"Je répète que cette situation est tout à fait dangereuse, et il est positif que, si le feu se déclarait dans l'Opéra-Comique - et cette éventualité est malheureusement presque certaine dans un temps donné... (Exclamations en sens divers.) Permettez, il n'est aucun théâtre qui n'ait brûlé, et même plusieurs fois dans l'espace d'un siècle. C'est un fait statistique; par conséquent, nous pouvons considérer comme probable que l'opéra-Comique brûlera... ( on rit.) J'espère toutefois que ce sera le plus tard possible. dans la situation actuelle, si l'incendie se déclarait pendant le cours d'une représentation, ce serait une catastrophe. Il est certain, comme on le faisait observer tout à l'heure, qu'on serait exposé à voir périr plusieurs centaines de personnes. C'est là une responsabilité très grave, une éventualité qui mérite au plus haut degré d'attirer l'attention du gouvernement et du Parlement."
Suit une série de travaux à réaliser, puis le ministre conclut :
" La seule chose que je puisse faire, c'est de soumettre la question à mon collègue des finances. (on rit.) Si M. le ministre des finances juge qu'il puisse accepter ces propositions, nous rédigerons en commun ce projet de loi et nous le soumettrons à la commission du budget. Voilà Messieurs l'état de la question ; voilà ce que je me propose de faire (très bien ! très bien !)"
Pour ce qui est de catastrophes probables - et qui sont arrivées - certaines sont de premier choix comme celle de Three miles island, de Tchernobyl et de Fukushima.
Patrick Lagadec, Directeur de recherche au sein du laboratoire d'économétrie de l'Ecole Polytechnique, spécialiste du risque technologique majeur; Sylvie O'Dy, Ancienne rédactrice en chef à l'Express spécialiste des questions environnementales et technologiques et qui couvrit la catastrophe de Three miles island et de Tchernobyl.
"Fukushima est-elle vraiment un cygne noir ? Non pas un signe à la façon main de Dieu, non un cygne palmipède ? Comment Fukushima serait-elle un cygne noir ? Vous allez voir... L'enchainement des catastrophes qui a mené à l'accident nucléaire de Fukushima était hautement improbable, mais pas impossible. Un sismologue déjà, au Japon, dit qu'il l'avait prévu, qu'il avait mis en garde ses supérieurs. Et comme avec le 11 septembre ou la crise financière, même si personne ou presque n'avait vu venir les événements, on ne va pas tarder à reconnaître qu'ils étaient prévisibles." ( lire la suite )